20.10.2007

1 - Rose

« Sa mère la puuute !!!

abde2a02e9242ba3bcdf619841ce25a4.jpgC’était sortis comme ça, malgré elle, d’une traite et suffisamment fort pour que tout le monde entende. Le silence qui suivit lui confirma qu’effectivement, tout le monde avait entendu.
Elle se baissa et ramassa rapidement les morceaux de verres qui jonchaient le sol. Elle sentit le poids des regards sur sa nuque et se concentra pour ne pas se couper. Putain de carafe de merde. Chier! Cette fois ci, elle se contenta de hurler ses insultes dans sa tête et n’en fit profiter personne. De retour en cuisine son patron l’attrapa par le bras et la traîna dans son bureau. Une fois qu’il eut refermé la porte derrière elle, il s’approcha tout prêt d’elle, comme pour la sentir, puis se recula d’un coup, comme si l’odeur n’était finalement pas à son gout.
« Non mais ça va pas bien ? Dire des grossièretés comme ça devant les clients ? Mais tu es complètement malade ou quoi ? Déjà que tu casses beaucoup de trucs, à croire que tu as deux bras gauches ! Et maintenant on a même la bande son qui va avec ! Et puis c’est pas un vocabulaire de jeune fille ça, tu t’es cru sur un chantier ou quoi ? C’est peut être pas Maxim’s ici, mais on ne hurle pas ce genre d’insanité en salle ! Eh quoi, y t’on rien appris tes parents ? »
Il continua encore pendant 5 bonnes minutes à lui expliquer dans tous les sens que son comportement était inacceptable. Elle resta immobile au milieu du bureau, les yeux baissés, attendant que la tempête passe. Elle le traita 7 fois d’enculé et 9 fois de gros porc. Dans sa tête bien entendu. Elle détestait ce type. Et c’était effectivement un enculé doublé d’un gros porc. Elle avait bien remarqué la façon dont il l’avait regardé la première fois qu’elle s’était présentée au bar du restaurant. Elle n’avait aucune expérience en restauration mais la taille de sa minijupe avait apparemment comblée ses lacunes. Il avait regardé ses seins outrageusement. Elle avait eu envie de lui hurler : « regardes moi dans les yeux connard ! » mais elle n’avait vraiment plus un sous et il fallait qu’elle trouve un travail rapidement. Elle pensait qu’elle pourrait supporter ce gros lourd quelques semaines, mais elle n’en était qu’à 10 jours et elle craquait déjà.

 


489209b3b716d69b52302f22a983b4ca.jpgElle pensait que ce sale con allait clore son engueulade en la virant, mais il n’en fut rien. Il accepta de lui laisser une dernière chance, à condition qu’elle se tienne à carreaux. « Je te garde, mais tu as conscience que n’importe qui d’autre t’aurais déjà viré à grand coup de pompes dans le cul. » Il eut alors un sourire vicieux.  « Ceci dit,  j’y mettrai bien autre chose que ma pompe… » Elle ne comprit pas tout de suite. Elle était encore à assimiler le fait qu’il ne la virait pas. Elle leva les yeux et se rendit compte qu’il s’était approché à nouveau d’elle. Il sentait la friture et l’ail. Elle ne comprit pas non plus pourquoi ses mains vinrent se plaquer sur ses hanches. Lorsqu’il lui glissa sa langue dure et visqueuse dans la bouche elle réalisa ce qu’il était en train de faire. Elle sentit la nausée l’envahir et repoussa son visage avec ses deux mains. Elle tenta de se dégager mais il la tenait fermement. Il resserra son étreinte et elle sentit son sexe durcit contre son bas ventre. Elle le regarda droit dans les yeux et ouvrit la bouche. Une énorme et puissante gerbe de vomi en sorti et en quelques secondes la tête de son patron fut maculée d’une substance orangée à l’odeur pestilentiel. Il se recula, d’abord incrédule, puis fut assailli de haut le cœur. Il se tourna pour vomir à son tour. Accroupis par terre,  il lui hurla de foutre le camp et de ne plus jamais revenir. Il l’a traita ensuite de pute et de salope, puis recommença à vomir.

 


Elle alla aux toilettes et se passa de l’eau sur la figure, longuement. Puis elle se rendit à son vestiaire et récupéra ses affaires. Elle quitta le restaurant sans dire au revoir à personne. Elle n’était de toute façon pas restée suffisamment longtemps pour tisser des relations d’amitiés. Non, décidemment, elle n’allait regretter personne, et surtout pas ce gros pervers de patron. Elle prit un bus un peu au hasard et se retrouva un peu par hasard devant la gare. Toujours par hasard un train en partance pour Paris allait fermer ses portes et elle s’y engouffra, sans billet. Elle s’installa entre deux wagons et tandis que le TGV prenait de la vitesse, elle comprit qu’elle quittait Saint Brieuc pour toujours.

 

Commentaires

Ben en voilà des choses... Moi qui croyais que la vie de ma fille était un long fleuve tranquille...

Ecrit par : Papa | 26.10.2007

Je te confirme que ton identité est bien caché :)

Ecrit par : Chris | 29.10.2007

Et que l'aventure commence!Bon vent à ton personnage.

Ecrit par : JAS | 10.11.2007

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